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 ira-t-on un jour sur Mars?

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Ira-t-on un jour sur Mars?
oui au cours du XXIè siècle
53%
 53% [ 8 ]
oui mais après la fin du XXIè siècle
33%
 33% [ 5 ]
non
13%
 13% [ 2 ]
Total des votes : 15
 

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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Mer 20 Juin 2012 - 18:50

Firnas a écrit:
SpaceNut a écrit:

L'Homme sur Mars dans les délais espérés par Obama (de son vivant) ... Je n'y crois pas du tout !
Excusez-moi, je reformule ma question autrement. Pensez-vous que La SLS 130 tonnes :
- sera réalisée et sera exploitée,
- sera réalisée et ne sera pas exploitée,
- ne sera pas réalisée.


Pour mon avis : sera réalisée et sera exploitée cher Firnas wink

Firnas a écrit:
En tant que gériatre, que faut-il bouffer pour maintenir une memoire intacte?
Moi j'aurais répondu : de la cervelle !
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Firnas



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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Mer 20 Juin 2012 - 19:32

LM-5 a écrit:

Pour mon avis : sera réalisée et sera exploitée cher Firnas wink

Firnas a écrit:
En tant que gériatre, que faut-il bouffer pour maintenir une memoire intacte?
Moi j'aurais répondu : de la cervelle !
Super cette annecdote applaudir applaudir applaudir

Mais puisque 130 tonnes, c'est beaucoup pour la Lune, il faut bien aller avec, quelque part, donc ou c'est Venus ou c'est Mars (connais pas les asteréoides?)
J'ai voté avant 2050, je précise maintenant entre 2035 et 2050.
Les américains et les russes n'accepteront pas d'être rejoints par les chinois et ils vont tout faire pour construire leurs fusées et leurs capsules. AMHA, il est temps pour que les européens se réveillent aussi.
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Constellation

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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Mer 20 Juin 2012 - 19:32

Le SLS 130 ne diffère du 70 que par des boosters plus puissants et un second étage avec le moteur J2X.

C'est la même chaîne de fabrication au MAF, avec pour maître d'oeuvre Boeing.


Les travaux des 2 versions ont déjà commencé: cf le Fil dédié à cet usage! Laughing

130 tonnes c'est pour la lune, très proche de Saturn 5.
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Firnas



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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Mer 20 Juin 2012 - 19:50

Constellation a écrit:

130 tonnes c'est pour la lune, très proche de Saturn 5.
Oui, tu as raison, c'est pour faire un "trip around the Moon".
Mais, tu as déja dit qu'il faut 3 SLS pour un "trip around Mars" et je te crois Very Happy


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Constellation

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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Mer 20 Juin 2012 - 20:21


Cher Firnas laisse tomber ce calendrier, il n'a rien d'officiel.

Les deux missions prévues en 2017 et 2021 circumlunaires utiliseront des SLS 70.

Les versions 130** pourront emporter en plus du CSM Orion un lander, par exemple, de 30 tonnes.


** Cela signifie 130 tonnes en LEO (118 pour Saturn 5) et 54 tonnes en TLI (47 tonnes pour Saturn 5)


Ma "vision" martienne (il faudra que je la propose à la NASA geek ) nécessiterait trois SLS de 130 tonnes.
Selon quelle configuration? Je me réserve pour un peu plus tard...
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Firnas



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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Mer 20 Juin 2012 - 21:06

Constellation a écrit:
Ma "vision" martienne (il faudra que je la propose à la NASA geek ) nécessiterait trois SLS de 130 tonnes.
Selon quelle configuration? Je me réserve pour un peu plus tard...


Mais, je ne pense pas que cette dame de fer, va les laisser travailler sans avoir un quelconque calendrier, quand même?

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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Jeu 21 Juin 2012 - 8:55


Il s'agit de la sénatrice républicaine Hutchison, qui va quitter le Sénat fin 2012.
Elle appartient au Comité qui décide du budget de la NASA au Sénat, et donc de la feuille de route de l'Agence.
Fervente "supportrice" des programmes SLS/Orion, elle appuie aussi l'accès au LEO par le secteur privé.
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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Jeu 21 Juin 2012 - 9:04

Constellation a écrit:

Il s'agit de la sénatrice républicaine Hutchison, qui va quitter le Sénat fin 2012.
Elle appartient au Comité qui décide du budget de la NASA au Sénat, et donc de la feuille de route de l'Agence.
Fervente "supportrice" des programmes SLS/Orion, elle appuie aussi l'accès au LEO par le secteur privé.
Donc elle appuie Charles Bolden et ses fantasmes pour les voyages vers l’astéroïde et Mars.
:marsrover:
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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Jeu 21 Juin 2012 - 9:10


Non, non Very Happy
Elle le tanne au contraire!!
Elle lui demande d'avoir des objectifs réalistes (Lune) et un calendrier en rapport.
Idem pour Ralph Wolf de la Chambre des Représentants.

Bolden a déjà beaucoup mangé son chapeau avec le réécriture de la feuille de route de la NASA par le Congrès.
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Firnas



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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Jeu 21 Juin 2012 - 9:26

Constellation a écrit:

Non, non Very Happy
Elle le tanne au contraire!!
Elle lui demande d'avoir des objectifs réalistes (Lune) et un calendrier en rapport.
Idem pour Ralph Wolf de la Chambre des Représentants.

Bolden a déjà beaucoup mangé son chapeau avec le réécriture de la feuille de route de la NASA par le Congrès.
Une base lunaire, c'est le meilleur moyen pour engloutir le Budget de la Nasa dans un projet aussi catastrophique que Shuttle. Les bases et colonies dans l'espace, ce n'est pas encore demain la veille (chanson populaire française) Very Happy
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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Jeu 21 Juin 2012 - 11:43


Pas de base lunaire!! affraid

C'est une hérésie qui a plombé le programme Constellation de Griffin.

Le futur programme lunaire sera dans le droit fil d'Apollo avec des missions ponctuelles: il y a tant à faire encore en matière d'exploration lunaire, notamment sur la face cachée.

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Firnas



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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Jeu 21 Juin 2012 - 13:26

Constellation a écrit:

Pas de base lunaire!! affraid

C'est une hérésie qui a plombé le programme Constellation de Griffin.

Le futur programme lunaire sera dans le droit fil d'Apollo avec des missions ponctuelles: il y a tant à faire encore en matière d'exploration lunaire, notamment sur la face cachée.

Ha oui, ça va l’aider vachement, notre ami, LM-5 pour trouver un cratère sur la face cachée, qu’il va acheter, lol.
Dans ces conditions j'opterai pour le projet russo-européen-chinois de Mars 500 qui n'est pas un projet pour le siècle prochain (avec le français Romain Charles et le chinois Wang Yue), ce qui est sérieux et loin d’une télé réalité de M6 wink
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Dominique M.
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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Jeu 21 Juin 2012 - 19:48

Constellation a écrit:

Pas de base lunaire!! affraid

C'est une hérésie q

si l'on part d'un préalable - quand même communément admis - que l'on n'aura pas un projet martien réaliste (financièrement et techniquement) avant plusieurs décennies, pourquoi ne pas imaginer un projet lunaire ambitieux avec une base lunaire?. Comprends moi bien, on est dans une optique différente: la base lunaire comme une fin en elle-même, un projet à part entière. L'exploration approfondie de la lune ne mérite-t-elle pas cela?
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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Jeu 21 Juin 2012 - 19:55

Dominique M. a écrit:
Constellation a écrit:

Pas de base lunaire!! affraid

C'est une hérésie q

si l'on part d'un préalable - quand même communément admis - que l'on n'aura pas un projet martien réaliste (financièrement et techniquement) avant plusieurs décennies, pourquoi ne pas imaginer un projet lunaire ambitieux avec une base lunaire?. Comprends moi bien, on est dans une optique différente: la base lunaire comme une fin en elle-même, un projet à part entière. L'exploration approfondie de la lune ne mérite-t-elle pas cela?
J'ai beaucoup débattu dans ce sens, à plusieurs reprises.
Considérons le développement d'Orion et du SLS dans le but préalable de nous installer sur la Lune comme base avancée d'une volonté d'exploration plus lointaine, plus tard. Une base lunaire est à notre portée, en la construisant progressivement tel qu'on le fît pour l'ISS.
Notre Lune est un tremplin exceptionnel que l'on boude, et c'est une erreur fondamentale, à mon sens...
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Constellation

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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Jeu 21 Juin 2012 - 20:14



Je suis à 100% pour une reprise de l'exploration lunaire de manière ponctuelle comme avait commencé à le faire le programme Apollo.
Et aller aussi sur la face cachée.

Pourquoi vouloir se limiter à une seule implantation avec une base lunaire hors de prix?

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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Jeu 21 Juin 2012 - 21:27

Constellation a écrit:


Je suis à 100% pour une reprise de l'exploration lunaire de manière ponctuelle comme avait commencé à le faire le programme Apollo.
Et aller aussi sur la face cachée.

Pourquoi vouloir se limiter à une seule implantation avec une base lunaire hors de prix?

Nous abordons là deux options, cher Philippe.
1 - Nous refaisons Apollo (en mieux tout de même). Face cachée est un bon programme car nous la connaissons si mal wink
2 - Implantation d'une base.
Nous sommes sur un sujet qui parle de l'exploration future (très future !) de Mars.
Une base lunaire serait un bon tremplin pour "prévoir" Mars. Et je reviens une fois de plus vers ma version totalement opposée à celle des adeptes du Mars "direct", qui doivent ranger leur rêve dans leur cartons mouillés d'infaisabilité ! Very Happy clown

En ce qui concerne le leitmotiv "hors de prix", tu sais aussi bien que moi et nos autres amis savent pertinemment que tout ce qui est en rapport avec l'exploration spatiale est "hors de prix" !
L'ennui, c'est qu'il faut faire des choix.
Et nous sommes bien éloignés aujourd'hui de ces fameux choix de savoir "que faire pour le moindre prix"...
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Dominique M.
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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Ven 22 Juin 2012 - 13:21

Constellation a écrit:


Je suis à 100% pour une reprise de l'exploration lunaire de manière ponctuelle comme avait commencé à le faire le programme Apollo.
Et aller aussi sur la face cachée.

Pourquoi vouloir se limiter à une seule implantation avec une base lunaire hors de prix?


il n'y a pas moyen dans le cadre de ce programme de développer un système de déplacement opérationnel non lunaire (dans le sens non terrestre) pour explorer notre satellite?

un truc genre MMU avec l'autonomie en plus ... la gravité 1/6 ça doit faciliter les choses non?

la base lunaire, c'est quand même la sécurité des personnels et la capacité de séjour prolongée; les missions ponctuelles sont par définition courtes avec l'avantage de la flexibilité, soit

désolé on a changé de sujet
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Constellation

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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Ven 22 Juin 2012 - 17:24


Ca me rappelle quelque chose...
Mais c'est bien sûr! 2001 Odyssée de l'espace. Very Happy
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Constellation

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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Ven 22 Juin 2012 - 17:32

Dominique M. a écrit:

désolé on a changé de sujet

Et ben voilà on revient dans le sujet:

http://www.nasa.gov/images/content/545952main_mpcv_mars_full.jpg
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lunarjojo

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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Ven 22 Juin 2012 - 22:44

LM-5 a écrit:

Considérons le développement d'Orion et du SLS dans le but préalable de nous installer sur la Lune comme base avancée d'une volonté d'exploration plus lointaine, plus tard. Une base lunaire est à notre portée, en la construisant progressivement tel qu'on le fît pour l'ISS.
Notre Lune est un tremplin exceptionnel que l'on boude, et c'est une erreur fondamentale, à mon sens...

L'hérésie consisterait à utiliser la Lune comme tremplin pour des missions lointaines
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Firnas



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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Sam 23 Juin 2012 - 1:46

lunarjojo a écrit:

L'hérésie consisterait à utiliser la Lune comme tremplin pour des missions lointaines
Le plus simple est d'expliquer qu'il est moins couteux d'assembler les bidons qui doivent former le vaisseau martien en LEO que sur la lune. Sauf si notre ami Jean-Jacques veut entreprendre l'écriture d'un roman SF dont le théâtre est la Lune + Mars (Flammarion) wink


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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Sam 23 Juin 2012 - 9:54

lunarjojo a écrit:
LM-5 a écrit:

Considérons le développement d'Orion et du SLS dans le but préalable de nous installer sur la Lune comme base avancée d'une volonté d'exploration plus lointaine, plus tard. Une base lunaire est à notre portée, en la construisant progressivement tel qu'on le fît pour l'ISS.
Notre Lune est un tremplin exceptionnel que l'on boude, et c'est une erreur fondamentale, à mon sens...

L'hérésie consisterait à utiliser la Lune comme tremplin pour des missions lointaines
Voilà une affirmation pour le moins bien tranchée. Peux-tu expliquer cet avis cher Lunarjojo ? Es-tu un adepte du "Mars direct" ?
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Firnas



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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Sam 23 Juin 2012 - 12:02

Citation :

Voilà une affirmation pour le moins bien tranchée. Peux-tu expliquer cet avis cher Lunarjojo ? Es-tu un adepte du "Mars direct" ?

Je vais lire avec attention les arguments de notre ami Lunarjojo, mais je veux préciser pour les lecteurs lambda de ce club, que Mars Direct est le scenario de base qui a servi au film Mission to Mars. Ce que je ne comprends pas pourquoi certains de ce club veulent être plus royalistes que le président Obama qui préconise avant tout une mission autour de Mars (genre Apollo 8) et faire revenir les astronautes sains et saufs ensuite suivront les arrivées sur Mars avec Mars Direct ou Mars Indirect (sans oublier que d'autres solutions sont à l'étude pour raccourcir les durées du voyage, comme préconisé par notre ami Dominique)

Citation :
"Nous commencerons en envoyant des astronautes sur un astéroïde pour la première fois dans l'histoire. Vers le milieu des années 2030, je pense que nous pourrons envoyer des hommes en orbite autour de Mars et les faire revenir sains et saufs sur Terre." Plus tard, "suivra une arrivée sur Mars", a encore indiqué M. Obama.

Dans ce cadre voici une trés belle analyse de serge brunier dans S&V du 01/12/2011

Citation :
Mais où va la Nasa ?
Le mois dernier, un nouvel épisode de la saga spatiale s’est joué aux Etats-Unis, où le Président des Etats-Unis, après les allers-retours de rigueur avec le Sénat et le Congrès, qui dénouent les cordons de la bourse, a signé le budget 2012 de la Nasa.
Il est très intéressant, en essayant de décrypter année après année, la ventilation du budget spatial américain, de tenter de percevoir où va la Nasa. Du côté de la science, c’est facile, les Américains ont un programme cohérent d’exploration du système solaire, d’observation de la Terre, d’étude de l’Univers, il y a peu de surprises à attendre d’année en année, si ce n’est l’annulation ou le report de certaines missions, faute de crédits.
C’est plutôt du côté des vols habités qu’il est passionnant de se pencher. La valse-hésitation, depuis le programme Apollo (administrations Kennedy et Johnson), voici une cinquantaine d’années, sur les objectifs des vols habités et les moyens associés a donné lieu, successivement, aux programmes de navette spatiale (Nixon à Bush), puis de station spatiale internationale (Reagan à Obama), puis de retour sur la Lune (Bush), et enfin d’une annulation de ce programme en 2010 (Obama).
Tout d’abord, faisons les comptes. 17,8 milliards de dollars. A lui seul, ce chiffre montre que la conquête spatiale n’est décidément plus une priorité politique, aux Etats-Unis, au moins dans sa composante civile. En dollars constants, c’est presque neuf cents millions de moins que le budget 2011. 17,8 milliards, c’est, grosso modo, 0,6 % du budget fédéral américain. En dollars constants, toujours, la Nasa obtenait encore 1 % dans les années 1990, sans évoquer les 2 à 4 % de l’Age d’Or des astronautes, mais c’était les années 1960… Au delà de ce constat, ce qu’il faut retenir, pour mieux comprendre la tension perpétuelle qui règne à la Nasa, c’est que le discours de l’agence spatiale américaine, depuis quelques années, est, lui aussi, constant : elle pourra emmener des astronautes sur les astéroïdes ou la planète Mars, si le budget croît. Dans ses projections, elle prévoyait d’ailleurs pour 2012, 19,5 milliards, 2013, 20 milliards, 2015, 21 milliards…
A l’évidence, ces sommes ne lui seront pas allouées, il lui faudra donc, à l’avenir, réduire la voilure, c’est à dire, encore, annuler des programmes, ou les retarder jusqu’à l’absurde. Une leçon qui n’a toujours pas été comprise, puisque le fameux rapport Augustine, qui a sonné le glas des ambitions américaines de retour sur la Lune en 2020, pointait déjà du doigt l’impasse budgétaire continuelle de l’agence. Mais on va le voir, l’agence américaine, de nouveau, feint de croire qu’elle va pouvoir mener à bien et à l’heure ses ambitieux projets. Et, comme d’habitude, la réalité sonnera la fin de la récréation, avec moult pleurs et grincements de dents.
En attendant, regardons ce budget 2012, et ne nous privons pas des bonnes nouvelles : ce qui fonctionne à la Nasa, c’est à dire les satellites scientifiques, les sondes spatiales, est à peu près préservé. L’agence spatiale américaine n’a pas oublié qu’elle a, seule ou presque, avec ses robots, exploré le système solaire entier. De même, avec ses télescopes spatiaux, Cobe, Wmap, Spitzer, Chandra, Hubble, etc, elle a projeté l’esprit humain aux frontières du cosmos. Du coup, il semble que le futur télescope spatial, le JWST, malgré un dépassement de coût explosif, soit sauvé. Le projet continue à être financé, alors qu’il a été au bord de l’annulation, du fait d’un coût jugé prohibitif (8 milliards de dollars, probablement, ce qui représente… quelques pour cent du coût de la station spatiale internationale…). En suspend, en revanche, le programme automatique martien, qui souffre de la raréfaction des dollars à la Nasa. Les sondes et satellites martiens, conçus en collaboration avec l’ESA, devant partir en 2016 et 2018, pourraient pâtir des atermoiements américains.
Reste le volet « vols habités ». Le nouveau lanceur lourd américain, le Space Launch System (SLS), qui pourrait voler, peut-être, vers 2017, se voit créditer de 1,9 milliard, ce qui prouve que le « Senat Launch System », comme l’ont avec humour baptisé quelques commentateurs lucides et éclairés, a le vent en poupe. C’est normal : l’agence spatiale américaine doit vendre du rêve, pas seulement faire de la bonne science avec ses satellites. Et ces rêves, ces espoirs de prestige, de leadership retrouvé, c’est le SLS qui les porte : il plait aux politiques. On la voit de loin, cette fusée, grande comme la Saturn 5 de la belle époque, relèguant les fusées russes, européennes, chinoises, au rang de jouets. Le SLS porte haut les couleurs de l’Amérique triomphante. A un détail près : on ne lui a assigné aucune destination, comme son second surnom « the rocket for nowhere » l’indique. Exagération ? A peine : il existe en effet dans le financement de la Nasa la ligne budgétaire « Multi Purpose Crew Vehicle » une capsule spatiale baptisée Orion, ressuscitée du défunt programme Constellation, qui visait… la Lune ! Cette super capsule Apollo, offrant le volume d’une salle de bain, a été conçue pour le voyage express vers notre satellite, certainement pas pour voguer dans les espaces intergalactiques, ni bien sûr pour assurer les six mois de trajet (aller !) vers Mars ou les astéroïdes. Or, Orion est cette année budgétée à hauteur de 1,2 milliard, manière de dire que la Nasa prend ce programme au sérieux. Elle compte le mener à bien dans son ensemble, c’est à dire construire une fusée géante pour emporter des astronautes à bord d’Orion, soit rigoureusement ce que proposait le défunt programme Constellation !
Cet amusant « retour vers le futur » est conforté par deux points essentiels du budget 2012 de la Nasa : l’abandon de la « doctrine Obama » un an tout juste après le discours fondateur du Président des Etats-Unis… Celui-ci, en effet, avait esquissé pour l’avenir de l’espace américain deux trajectoires intéressantes, ou au moins, nouvelles. D’abord, il fallait confier au secteur privé une partie du « business » spatial. Le rêve, alors, était de voir des entreprises privées développer des vecteurs habités, capables d’atteindre l’orbite basse, pour assurer l’accès à l’ISS des astronautes américains, qui, depuis l’arrêt des navettes, doivent subir le désuet, déprimant et humiliant cérémonial Russe pour partir et revenir de l’espace à bord d’un vaisseau Soyouz. Depuis cette année, l’Amérique n’a plus de fusée pour emporter ses astronautes dans l’espace, il semble bien aujourd’hui qu’il en sera ainsi au moins jusqu’en 2018, voire bien après. En effet, outre que le SLS n’est encore qu’une vue 3D dans un logiciel, la Nasa, cette année, coupe à la hache le budget prévu pour soutenir cette nouvelle activité « privatisée » : 400 millions lui sont attribués, au lieu des 800 millions prévus. Comme par ailleurs, aucun des projets de lancements habités « privatisés » n’est sur les rails, et qu’enfin, l’ISS est condamnée à terme, on peut se demander si l’administration américaine n’a pas décidé de laisser Space X, Blue Origine, Boeing, Sierra Nevada Corp, se débrouiller toutes seules, ce que, sans les subsides publiques, ces sociétés qui ont fait une rente confortable de leurs contrats avec l’administration, n’accepteront probablement pas. En arrière-plan, on peut se demander si l’administration américaine n’a pas fait officieusement le deuil de l’accès de ses astronautes à l’espace jusqu’à l’arrêt, au moins, de l’ISS…
Mais il y a plus intéressant encore : le Président Obama, dans son discours visionnaire de 2010, avait exhorté la Nasa de trouver de nouvelles voies pour accéder à l’espace, d’investir massivement dans la recherche et le développement, pour, qui sait, créer de nouveaux vaisseaux spatiaux qui partiraient à la conquête de l’Univers. Las ! Cette vision, à peine née, est déjà torpillée par l’administration, qui ne lui accorde que 570 millions sur le milliard prévu…
Au final, ce budget 2012 laisse une impression amusante. Celle d’un retour, discret, par le hublot de derrière, de feu le programme Constellation. Une fusée géante, une capsule ? Cà ne vous rappelle rien ? Si : on peut parier que si ce programme vient à terme, la première SLS habitée ira faire un petit tour autour de la Lune… Aller plus loin, poser des astronautes, comme en 1969, sur la Lune, les emporter vers les astéroïdes ou Mars, exigerait le développement de systèmes spatiaux chers et complexes. Ceux qui étaient prévus dans le programme Constellation, en somme. Ce même programme Constellation qui a été annulé par le Président Obama.

Ah nostalgie quand tu nous tiens...! (pour Apollo)
lecture
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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Sam 23 Juin 2012 - 17:28


Serge Brunier n'est pas un adepte des vols habités, c'est connu.

Pour une fois il dit vrai en parlant de l'abandon de la doctrine Obama (par le Congrès US).

Appeler doctrine une série de propositions erronées ou farfelues dans le domaine spatial est un bien grand mot.

Ce Président laissera un souvenir peu marquant en matière de politique spatiale: quand on pense que le Congrès US, pourtant à majorité démocrate en 2010, a dû refaire la feuille de route de la NASA et annuler sa proposition de supprimer Constellation (SLS/Orion sont une évolution de Constellation).

Ce Président démocrate n'est pas à son aise dans le leadership or c'est ce qui manque à ce grand pays, ce géant endormi capable lorsqu'il est motivé de nous emmener très loin.
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MessageSujet: Re: ira-t-on un jour sur Mars?   Sam 23 Juin 2012 - 18:37

Constellation a écrit:

Serge Brunier n'est pas un adepte des vols habités, c'est connu.

Pour une fois il dit vrai en parlant de l'abandon de la doctrine Obama (par le Congrès US).

Appeler doctrine une série de propositions erronées ou farfelues dans le domaine spatial est un bien grand mot.

Ce Président laissera un souvenir peu marquant en matière de politique spatiale: quand on pense que le Congrès US, pourtant à majorité démocrate en 2010, a dû refaire la feuille de route de la NASA et annuler sa proposition de supprimer Constellation (SLS/Orion sont une évolution de Constellation).

Ce Président démocrate n'est pas à son aise dans le leadership or c'est ce qui manque à ce grand pays, ce géant endormi capable lorsqu'il est motivé de nous emmener très loin.
Serge Brunier, chroniqueur à France Info, se fait depuis longtemps tirer à boulets rouges. Cependant, il n'a pas toujours tort...
Un viré de forums parce qu'il n'entre pas dans le cadre de ce que l'on veut entendre dire...
Un peu de réserve SVP ! Tout avis est recevable à partir du moment où il est correctement exprimé....
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